Mes coups de coeur, mes recettes DUKAN, mes petits grain de folie…

Interview du Docteur Dukan – Acte 2

Article extrait du site « Seniorplanet.fr »

« Son d’avoine et diabète, pas bête !« Il est un no man’s land où, pour se rassurer des « pré-diabètes » ou des « cholestérols à surveiller », régime et activité physique sont préconisés. Cest là que le son davoine a son rôle à jouer, un rôle avéré et capable – à lui seul – de retarder ou interrompre lévolution de ces deux agresseurs…
Me revoilà pour reprendre le fil interrompu de mon article à épisodes sur le son d’avoine.

Jai lu avec attention vos commentaires et n’en suis pas peu fier. J’ai réussi à vous intéresser à cet aliment aussi précieux que méconnu. Je suis persuadé vous avoir offert un certain nombre dannées supplémentaires à vivre et dans de meilleures conditions. Pour un médecin, cest un titre de gloire !

Lun d’entre vous, probablement soupçonneux de nature, simagine que mon discours cache probablement quelque chose à vendre. Je lui réponds très simplement : NON. Personne n’a de réel intérêt à vendre ce magnifique aliment car il est trop bon marché ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est si mal distribué…

J’ai envie de vous faire partager un de mes derniers secrets : Evaluator. C’est un manuel de poche d’une centaine de pages pour évaluer en un clin d’oeil, le degré de protection ou de nuisance de nimporte quel aliment sur le poids, le coeur, le cancer ou le diabète.

Revenons au son davoine…

Aujourdhui, nous abandonnons le registre du surpoids pour celui de deux autres ennemis de votre santé sur lesquels notre son d’avoine exerce un effet aussi palpable et avéré : le diabète et le cholestérol.

On ne présente plus ces deux fléaux à un senior averti mais, peut-être, ignorez-vous quil ne sagit de deux tueurs patentés responsables de la fin de vie difficile dun Occidental sur deux.

À partir de lâge de cinquante ans, il est rare de ne pas trouver dans un bilan de santé de routine, un débordement des valeurs moyennes du cholestérol ou de la glycémie. Lorsque ces valeurs sortent franchement de la norme, elles ressortissent du registre de votre médecin qui dispose des moyens dy remédier.
Mais, tant pour le cholestérol que pour la glycémie, il existe un champ de valeurs ni totalement normales ni clairement anormales, un no man land où patients et médecins hésitent à recourir à un traitement qu’ils savent définitif.

C’est ce quil est convenu d’appeler pour se rassurer des « pré-diabètes » ou des « cholestérols à surveiller » pour lesquels régime et activité physique sont préconisés en attendant lexamen suivant. Et cest là que le son d’avoine a son rôle à jouer, un rôle avéré et capable, à lui seul, de retarder ou interrompre l’évolution de ces deux agresseurs.

Son d’avoine et diabète débutant
La définition biologique du diabète est limpide. Vous êtes étiqueté diabétique si votre taux de sucre dans le sang – glycémie – est supérieur à 1,26 g/litre. En dessous de 1 g/ litre, le problème ne vous concerne pas. Mais, entre ces deux valeurs, il existe une population de seniors qui, à plus ou moins court terme, entrera dans les terres hostiles du diabète. Si vous êtes dans cet intervalle de chiffres, considérez-vous dans une forteresse assiégée par larmée des sucres.

Par sucres, j’entends la grande famille des glucides que vous devez, dès à présent, vous habituer à surveiller sur létiquetage des aliments et des plats que vous consommez.

Dans cette famille de nutriment, il y a le sucre blanc proprement dit mais bien dautres aliments aussi divers que les fruits, les féculents, les céréales, les gâteaux et les farineux dont le pain, l’ennemi intime du prédisposé au diabète.
Tous ces sucres, aussi différents soient-ils ont un destin commun, passer dans votre sang pour être convertis en glucose, le carburant de votre machine à vivre. C’est dire que le glucose est précieux, vital même. Mais lorsquil est en excès dans votre sang, il développe une agressivité de contact qui ronge lentement mais sûrement tous les tissus qu’il imprègne. Et comme le sang a ses entrées partout, aucun organe n’échappe à sa menace.

Rassurez-vous, le corps possède sa ligne de défense. Lorsque la glycémie sélève, votre pancréas est chargé de secréter de linsuline dont le rôle est de chasser le sucre vers ses deux réserves naturelles, le foie et les muscles. Malheureusement, l’excès de sucres nexistant pas au moment où notre espèce est née, le pancréas humain ne bénéficie pas de la robustesse nécessaire pour traiter la profusion des glucides qui nous sollicitent aujourdhui.

Ainsi, lorsque pour des raisons génétiques ou dalimentation déséquilibrée, votre pancréas commence à se fatiguer et sa réponse saffaiblir, votre glycémie à jeun sinstalle à des taux supérieurs à la norme.

Quel rôle peut jouer le son davoine
Dans mon précédent article, je vous avais longuement décrit laction des fibres solubles du son d’avoine tissant dans le bol alimentaire la trame d’un grand filet gélifié.

Revenons-y pour suivre les sucres au moment où, mêlés au bol alimentaire, ils parviennent dans lintestin grêle. Ils se trouvent là dans un long canal dont la paroi sépare le monde extérieur du sanctuaire intérieur, le sang. Si vous y réfléchissez, tout ce que vous avez mangé et qui sapprête à passer en vous fut vivant, que ce soit du végétal ou de lanimal. Or, la fonction ultime de cette paroi est de ne laisser passer que des substances suffisamment décomposées en chaînons de base pour avoir perdu toute trace de leur appartenance à une autre espèce de vie. Si deux chaînons restaient liés entre eux, ils ne pourraient passer sauf à déclencher une réaction allergique ou un choc.

Vous comprendrez facilement que ce travail vital de démantèlement prend du temps et que ce temps dépend de la taille, de la complexité des molécules de sucre et de la résistance de leurs liens. Cela va de quelques chaînons peu liés pour les sucres simples des pains blancs à une multitude et bien soudés pour les sucres complexes des lentilles.

Ce détour, qui nen est pas un si vous êtes dans le canal du pré-diabète, va vous permettre de mieux comprendre le rôle du son davoine sur la glycémie. Celui-ci, sous sa forme de filet gélifié, est constitué dune succession de barrières et dobstacles fibreux qui ralentit la progression et la pénétration des sucres dans le sang. Véritable police des frontières, il leur impose de passer en file plutôt quen bandes et les prive ainsi d’une partie de leur pouvoir de nuisance.

Imaginez, chez un « pré-diabétique », le devenir dune cuiller à soupe de miel étalé sur une tartine de pain blanc consommée à jeun, deux sucres parmi les plus rapides et les plus pénétrants de la création. Leur entrée se fait par effraction dans le sang. Ils y déclenchent une réaction tout aussi violente du pancréas qui sera obligé de fouetter ses cellules pour secréter dans l’urgence la dose d’insuline nécessaire pour éviter un pic toxique de la glycémie.

Mais si la tartine miellée est consommée avec trois cuillers à soupe de son d’avoine, la pénétration sera canalisée et ralentie, ce qui épargnera à un pancréas déjà fatigué cette réactivité violente dont la répétition conduit à l’épuisement.

Si vous êtes dans la zone du pré-diabète, une glycémie comprise entre 1 à 1,26 g/litre, adoptez le son davoine, cest une bénédiction pour votre pancréas qui naura plus à déclencher de plan « Orsec tri-quotidien » sans parler des éventuels grignotages sucrés.

Mais attention ! Le son na pas vocation à remplacer un régime pauvre en mauvais sucres et encore moins à se substituer aux médications du diabète, MAIS à se protéger dans cet espace dindécision où seuls le régime et lactivité physique sont prescrits. Et dans ce sas dattente, mon avis est que le son davoine est souverain.

La bonne dose est de trois cuillers à soupe par jour en début de repas, une le matin ou le midi et deux le soir si votre dîner est plus conséquent que votre déjeuner. Pour linstant, consommez-le dans un laitage ou dans du lait, la place me manque pour vous décrire des préparations plus gastronomiques comme des crêpes, des galettes, des blinis, du pain, des fonds de pizzas ! Patience… »

2 septembre, 2007 à 18:56


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